Entorse.

Alors voilà, vous l’aurez compris, ici, c’est un blog qui parle, du moins, qui tente de parler de littérature jeunesse. Mais aujourd’hui, Cerise va faire une entorse. Elle va oublier la jeunesse cinq minutes pour parler aux adultes qui passent ici, parce qu’il y en a. Elle va laisser parler celle qui l’anime, la laisser parler à la première personne.

‘Il arrive qu’à la lecture de certains livres on soit pris d’un prosélytisme étrange, tout à coup persuadé que le monde ne pourra tourner rond que lorsque tous les êtres humains jusqu’au dernier auront lu le livre en question.’

Cette citation est issue du dernier livre de John Green, Nos étoiles contraires. Et c’est ce que j’ai ressenti en le lisant. Que si je ne me dépêchais pas de dire à tout le monde de le lire, le monde tomberait en perdition.

Quand mon amie et voisine me l’a recommandé, je ne savais pas de quoi il retournait. La quatrième de couverture ne laissant pas entr’apercevoir grand chose. Elle promettait un grand livre, bien écrit et triste.

Nos étoile contraires, c’est infiniment plus que ça. Si j’avais su précisément de quoi ce bouquin parlait, je ne l’aurais probablement pas lu. Du moins, pas spontanément. Parce que ce livre parle d’ados cancéreux et que je n’avais absolument aucune envie de réitérer l’expérience Jenny Downham. Mais je l’ai lu. J’ai plongé à corps perdu dans l’histoire d’Hazel Grace et d’Augustus Waters.

Ce qui est génial avec John Green, c’est qu’il réussit à parler de gamins cancéreux en faisant passer la maladie au second plan. L’histoire est simple. Hazel est une adolescente de seize ans en phase terminale d’un cancer depuis quelques années. Au détour d’un groupe de soutien miteux, elle va rencontrer Augustus, un autre cancéreux. Sans oublier Isaac, malade lui aussi, et pratiquement aveugle en prime

Ensemble, au long de ces 300 pages, ils écrivent une histoire drôle et bouleversante. Une histoire faite de poèmes, de livres et de voyages. De voyages initiatiques. Bizarrement, ce livre entraîne invariablement vers un sentiment de plénitude inexplicable. On est transporté dans un monde ambigu, où on peut rire de la maladie sans rougir, où on peut s’indigner, pleurer tout notre saoul, s’émerveiller des mots.

On aime Hazel Grace, son humour cinglant et ses poumons noyés, on tombe amoureux de Gus, de sa voix et de son attention. On lit et, inéluctablement, on grandit.

Mais les mots utilisés dans cet article me paraissent être à la limite du dérisoire. Parce que parler de ce livre au fond ne sert à rien, il faut le lire pour comprendre le sentiment très “bittersweet*” dans lequel le lecteur est plongé et écrire votre propre histoire.

Alors patientez jusqu’au 21 Février, date de sortie de cette parle, et courez chez votre libraire (indépendant🙂 ) pour le dévorer. C’est tout.

Un dernier conseil, ne spéculez pas sur la fin, vous allez être surpris.

Allez lire ici la critique de Cassandre, la sus nommée voisine !

Nos étoiles contraires*Bittersweet : aigre-doux.

Nos étoiles contraires, John Green, à paraître le 21.02.2013 aux éditions Nathan.

2 thoughts on “Entorse.

  1. Pingback: Nos étoiles contraires – John Green | Mais livrez-vous

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